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Les offres patronales aux profs sous la loupe : la tâche

25 2021

La tâche. Depuis combien de temps déjà s’alourdit-elle année après année? Les responsabilités des profs n’ont fait que s’accroître, avec une gestion de classe plus complexe, plus d’encadrements, plus de suivis, plus de tâches administratives. L’arrivée de la pandémie n’a fait qu’ajouter encore plus d’obligations sur les épaules des profs.

La partie patronale a sans doute une autre opinion à ce sujet puisqu’elle souhaite redéfinir, c’est-à-dire décloisonner, la tâche de manière à prévoir, d’une part, la tâche éducative et, d’autre part, les autres tâches de nature professionnelle inhérentes à la profession enseignante et permettre davantage l’annualisation.

Elle veut aussi fusionner la tâche complémentaire (TC, AP ou TLA selon les Ententes locales) et le travail de nature personnelle (TNP) pour en faire une seule entité qu’elle appellerait « tâches de nature professionnelle ».

Pour le moment, la partie patronale n’offre aucune garantie de laisser les profs gérer leur TNP. Aussi, elle maintient l’obligation du 32 heures de présence à l’école ou au centre. Une autre manière loin d’être subtile de bafouer l’autonomie professionnelle des profs! Qui plus est, la volonté de la partie patronale est que la tâche éducative et ce qu’elle voudrait appeler « les autres tâches de nature professionnelle » (TC + TNP) soient toutes assignées par la direction et effectuées dans l’établissement.

La FAE croit plutôt qu’il est temps de revenir à la planification, l’enseignement, la correction et l’évaluation, fondements mêmes de la profession. La FAE revendique aussi le choix du lieu de réalisation du TNP, le droit à la déconnexion et plusieurs autres mesures.

La partie patronale ajoute l’insulte à l’injure en précisant également que l’échelle de traitement des enseignantes et enseignants est basée sur une prestation de travail hebdomadaire moyenne de 40 heures. Pourtant, l’Entente nationale[1] prévoit déjà que : « La semaine régulière de travail est de 5 jours […] et comporte 32 heures de travail à l’école. » Pourquoi la partie patronale insiste-t-elle pour inscrire dans l’Entente nationale que le travail s’effectue sur une prestation de 40 heures? La prochaine étape sera-t-elle de préciser que ces 40 heures doivent se faire à l’école? La partie patronale semble oublier que c’est en confiant aux profs la gestion de leur temps et de leurs activités qu’il sera possible de limiter les pertes de temps trop souvent suscitées par les demandes administratives de la direction de l’école ou du centre.

[1] clause 8-5.01