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Des offres patronales qui rendent malades

On le sait : les conditions de travail et d’exercice se sont dégradées dans les écoles et les centres. Quelque 25% des profs décrochent de la profession avant 5 ans, le nombre de journées de maladie est en hausse constante, les retraites anticipées sont monnaie courante et la détresse psychologique se manifeste pour plusieurs. La santé mentale au travail est un réel enjeu pour nous, les profs, et ce n’est pas parce que nous sommes plus sensibles que les autres travailleurs. C’est l’organisation du travail qui nous rend malades.

Le renouvellement de notre convention collective aurait été une excellente occasion de corriger la situation. La partie patronale a plutôt choisi de l’ignorer. Plusieurs de leurs propositions sont même susceptibles d’accentuer les situations qui constituent déjà des risques pour notre santé mentale. C’est ce que nous apprend une analyse commandée par la FAE.

« L’analyse du discours que portent les offres patronales laisse entrevoir une conception des enseignantes et enseignants comme un moyen de production profitable et susceptible d’être optimisé, une ressource parmi d’autres, comme les infrastructures, les ressources pédagogiques ou financières, dans le but de produire de la réussite éducative. Cette conception du personnel enseignant risque fort de donner lieu à une organisation qui produit de la souffrance pathogène, puisqu’elle considère les profs comme des objets, et non comme des êtres humains » – Simon Viviers, professeur agrégé du département des fondements et pratiques en éducation de l’Université Laval.

Pour en savoir plus…

Pour obtenir l’analyse complète, écrivez à a.ferrand@lafae.qc.ca